Doreen Valiente

Doreen Valiente fut peut-être l’une des sorcières anglaises les plus respectées à avoir influencé le mouvement moderne de la sorcellerie. Elle fut la première initié et la haute prêtresse de Gerald Gardner et à beaucoup Co-écrit avec lui les rituels de base qui ont aidé à crée la sorcellerie contemporaine.

Doreen Edith Dominy fille de Harry et Edith, est née le 4 Janvier 1922 à Mitcham dans le sud de Londres . On connait peu de choses de sa famille sauf qu’ils étaient chrétiens et très religieux. Pendant ses premières années la famille a vécu près de Horley, Surrey, et c’est ici que Doreen eu ses premières expériences psychiques. Lorsqu’elle eu tous juste 7 ans, elle devint fascinée par les mouvement de la lune et lorsqu’elle l’étudiait et la regardait fixement depuis son jardin ,c’est ainsi qu’elle obtint son premier contact spirituel :Loin d’être une expérience inquiétante, elle en fît plus pour amplifier son intrigue de la nature vraie de l’existence de la vie :

À l’âge de treize, Doreen commenca à expérimenter la magie. Un jour elle appris que sa mère était constamment harcelée et tourmentée par une de ces collègue. Doreen réussit à obtenir quelques mèches de cheveux de cette femme, et inventa un charme pour arrêter son intimidation. Le charme a apparemment fonctionné mais sa famille très chrétienne,étaient loin du bonheur qu’éprouvait Doreen et elle fut envoyé au loin dans un couvent. Doreen sortit du couvent quand elle eu quinze ans et refusa à jamais d’y retourner.

Pendant que le temps s’écoulait, Doreen s’est rendu compte de ses propres capacités psychiques et commenca à lire et à étudier l’occultisme,y compris les travaux de : Charles Godfrey Leland, Aleister Crowley et Margaret Alice Murray qu’elle admira particulièrement.

Le 31 janvier 1941 à tous juste 19 ans, Doreen travaillait en tant que secrétaire à Barry, au sud du Pays de Galles.Là elle rencontra et épousa son premier mari « Joanis Vlachopoulos « .Nous connaissons peu de choses au sujet de Joanis, sauf qu’il était un marin de 32 ans travaillant dans la marine marchande hors de Cardiff.

Juste six mois après leur mariage, Joanis fut été porté disparus en mer et présumé mort.En dépit de sa perte, Doreen continua à travailler en tant que secrétaire au Pays de Galles, puis plus tard se déplaca à Londres.

Le 29 mai 1944, juste une semaine avant le débarquement de Normandie, Doreen épousa son deuxième mari Cosimiro Valiente.Cosimiro était un réfugié de la guerre civile espagnole, qui tout en combattant avec les forces françaises contre les allemand, fut blessée et renvoyé en Angleterre en tant qu’invalide.Là Il rencontra Doreen en étant en convalescence à Londres et ils se marièrent.Ils restèrent ensemble pendant 28 ans jusqu’à la mort de Cosimiro en avril 1972.

Lorsque la guerre fut fini, Doreen et Cosimo partirent de Londres et habitèrent à Bournemouth, non loin de New Forrest où Gerald Gardner fut initié à la sorcellerie.Son intérêt pour la sorcellerie, l’occulte et les phénomènes psychiques furent rallumés. En 1952 peu de temps après l’abrogation des vieilles lois sur la sorcellerie, Doreen lu un article concernant Cecil Williamson qui ouvrait un centre folklorique de la superstition et de la sorcellerie basé sur l’île du Man. L’article mentionnait le fonctionnement du coven de New Forrest, et ceci intrigua tellement Doreen qu’elle écrivit à Williamson pour trouver des informations. Williamson transmis à son tour sa lettre à Gerald Gardner.

Après avoir correspondu pendant un moment, Doreen montra son intérêt à se joindre à un coven. Gardner invita Doreen a prendre le thé dans la maison d’un ami près de New Forrest.Pendant l’été de 1952 dans une petite ville appelée Christchurch, dans le Hampshire, vivait une dame appelée « Dafo », la même dame qui avait présenté Gardner au coven de New Forrest coven en automne de 1939. Elle employa sagement « Dafo  » comme pseudonyme, parce que ce fut seulement un an avant que la vieille « Loi sur la sorcellerie de 1735 » fut abrogée, et « techniquement », la sorcellerie fut encore considérée par beaucoup comme criminelle, et se déclarer en tant que sorcière aurait pu provoquer toutes sortes de complications sociales.

Lors de cette première réunion dans la maison de Dafo, Gardner ne l’invita pas à se joindre à son coven, mais Doreen lui présenta son livre « High Magic’s Aid ».Chose qu’il fit à tous les initiés potentiels afin de mesurer leurs réactions face à la nudité rituelle et au châtiment.Après davantage de correspondance, un an après 1953, Doreen reçu sa première initiation au 1er degrés.La tradition exigait qu’un membre du sexe opposé conduise l’initiation,et c’est ainsi que Gardner décida de la conduire lui-même. La veille du soltice l’été il devait assister à une réunion « du solstice des druides » à Stonehenge, où il devait prêter à « l’ordre » son épée rituelle.Se rendant dans son musée de sorcellerie sur l’île de Man, sur son chemin il s’arrêta dans la maison de Dafo pour initier Doreen. Ce soir -là Doreen fut renommer Ameth ,nom par lequelle elle devait être connu dans le métier.

Pendant l’initiation Gardner utilisa son propre livres des ombres contenant les informations et les rites, pris d’une vieille religion passée,Il n’est pas venu d’une vieille religion, mais d’une source plus contemporaine, »Gnostic Mass » écrit par Aleister Crowley.Gardner a alors donné à Doreen le libre accès à son propre livre des ombres et à d’autres matériaux qu’il avait rassemblés. Doreen a immédiatement reconnu une partie du travail de Crowley parmi son matériel.Travaillant en collaboration avec Gardner, elle commenca à réécrire son livre des ombres en employant ses formidables dons poétiques.

En raison de sa mauvaise réputation, elle enleva beaucoup d’influence de Crowley et à la place inséra les influences de Charles G. Leland,ceci est très évident dans son texte le plus célèbre « la Charge de la Déesse ». Cette version révisée du livre des ombres a servi de base à ce qui allait devenir la Wicca Gardnerienne. qui est toujours aujourd’hui l’une des traditions les plus dominantes de la sorcellerie contemporaine.
Dès 1957 cependant, une fossé commençait à se former entre Gardner, Doreen (maintenant sa haute prêtresse) et le reste du coven. La vie à alors changé nettement pour Doreen en 1964, quand sa mère Edith, ainsi que Gerald Gardner moururent.

Elle fut initiée dans le « clan de Tubal-Caïn », un coven dirigé par Robert Cochrane.Cochrane prétendit être sorcier de façon héréditaire et être le fondateur de la tradition maintenant désignée sous le nom des « 1734 » traditions, une tradition prétendument remise vers le bas par sa famille. Cependant, Doreen est très vite
désillusionné par Cochrane .Il était ouvertement méprisant envers les sorcières gardnerienne, qui l’ont contrariée.Cochrane est mort en 1966 dans ce qui semblerait avoir été un suicide rituel, il avait ingéré des feuilles de belladone, généralement connues sous le nom de « Deadly Nightshade ».

Dans les années 60, une période qui apporta du changement à beaucoup de gens,
dans beaucoup de domaine, et également une période qui changa beaucoup les mentalités. La liberté était dans le ciel, la révolution sexuelle commenca, Le rock’n roll était ici pour rester.De cette nouvelle liberté sociale ont émergé beaucoup de traditions alternatives dîtes  » nouvel âge ». Quelques sorcières ont tiré profit de cette nouvelle liberté retrouvée .

Après la mort de son mari Casimiro en avril 1972, Doreen commenca à consacrer beaucoup de son temps à l’écriture. Son premier livre fut »An ABC of Witchcraft » (1973), qui devint bientôt un livre recherché. Il fut suivi par »Natural Magic  » (en 1975) et « Witchcraft for Tomorrow » (en 1978). Ces trois livres firent de Doreen une autorité dans le domaine de la sorcellerie et de la magie. Beaucoup d’ auteurs, de chercheurs et de païens ont alors contacté Doreen, qui les a aidés avec ses connaissance, ses anecdotes personnel à se rappeller les principales règles dumétier.Pour ces discernement, elle a également mis à dispositionsa bibliothèque personnelle aux utilisateurs, en guidant leur recherche, corrigant et éditant plusieurs de leurs travaux. De cette façon Doreen a aidé et a contribué à plusieurs des principaux livrestraitant de la wicca aujourd’hui.

Il y eu également les années 70 où Doreen parla ouvertement et défia le gouvernement britannique, qui peut-être dans l’ignorance essaya de faire passer la nouvellelégislation contre la sorcellerie. Cependant, ils ne s’étaient pas attendu à la persistance de quelqu’un comme Doreen Valiente. Elle réussit à influencer les membres du parlement concernée, et au final les nouvelles lois ne passèrent jamais.

En 1980, Doreen commenca ses recherche sur  » la vieille Dorothy Clutterbuck »la haute prêtresse qui soit-disant initia Gardner à la sorcellerie en 1939. Nous connaissons tellement peu de chose au sujet de la vieille Dorothy, que beaucoup de gens du métier crurent qu’elle n’avait jamais existé et qu’elle était simplement une fiction sortit de l’imagination de Gardner. Doreen s’est mis à réfuter ces allégations et après une recherche diligente et déterminée, elle réussit à prouver l’éxistence de la vieille Dorothy par ces actes de naissance et de décès.Ses recherches qui durèrent deux ans furent
édité en tant que « annexe A » dans livre de Janet et de Stewart Farrar – « A Witches Bible ». Elle a également écrit et édité sa propre autobiographie, »The Rebirth of Witchcraft » en 1989.Tout au long des trois dernières années de sa vie, Doreen a donné énormément de son temps et de son énergie, et a contribué à beaucoup de recherche.
Dans sa volonté de fournir des informations véritables sur le paganisme, et de parer les nombreuses idées fausses à son sujet et sur sa religion, en 1995 elle accepta de devenir « patronne » du « centre d’études païennes ». Il fut fondé par John Belham-Payne, son dernier haut prêtre et associé dans le travail.

Dans ses dernières années Doreen habita à Brighton, Sussex, où après une longue lutte contre le cancer,la maladie l’avait finalement térrassée. Dans ses derniers jours elle fut placée dans une maison de repos pour bénéficier de soin et d’attention supplémentaires.
Tout au long de ses dernières heures de vie , John Belham-Payne et son épouse
Julie étaient à son chevet, et à 6h55 du matin le 1er septembre 1999, elle entra dans l’au-delà.Doreen fut une personne forte dans la vie, forte dans sa croyance durant toute sa vie, Deux semaines avant sa mort Doreen certifia devant notaire ses dernières volontés et fit un testament. Elle légua à John Belham-Payne sa collection d’objets de sorcellerie,sa bibliothèque personnelle, et le copyright de tous ses écrits, matériel de recherches et poésie pour la postérité. Elle demanda également à John d’assurer un service païen simple pour son enterrement et à inviter tous ses amis .

Un de ses derniers souhaits nous indique John, était que la poésie qu’elle avait écrite au cours de ses années, soit éditée. Pour réaliser ce dernier souhait, John et son épouse Julie se sont déplacés en Espagne l’année suivante en 2000. Ceci leur permit alors de reconstituer la célèbre collection d’archives de Doreen et d’une manière primordiale, et d’éditer à titre posthume son cadeau final à la communauté, un nouveau livre de poésie la « charge de la déesse  » (éditée en 2000 par Hexagon Hoopix). Les contributions de Doreen à la sorcellerie moderne sont immesurables, et elle fut l’une des pionnières à évité la publicité. Elle cru qu’une certaine quantité de secret de la part des covens devrait et doit être maintenue.
Par George Knowles ,Traduction Lilith

Qu’est-ce qu’une sorcière ?

Vous qui passez sur mon blog ,vous devez vous demander ,mais de nos jours « c’est quoi une sorcière? » Je suis certaine que beaucoup d’entre vous ont une idée bourrée de clichés en ce qui concerne la définition du mot « Sorcière ».Vous nous imaginez voler sur des balais , danser toute nue autour d’un feu en pleine nuit au milieu des bois ,avoir signer un pacte avec la diable et j’en passe . Bien entendu il en est tout autre . Quoi que danser nue autour d’un feu est une pratique qui n’a rien d’extraordinaire ,ni de démoniaque 🙂 .

J’ai voulu mettre cette définition sur mon blog car c’est aussi lier à ce que je vis avec ma fille de 9 ans en ce moment .Qui me questionne énormément sur ce qu’est une sorcière , la wicca ,la sorcellerie etc… J’ai ma bibilothèque au salon et tous mes livres sont à la vue de tous ,et oui pourquoi les cacher , et elle les feuillète sans arrêt . Mais le fait de ne pas vouloir cacher ,et bien un petit problème est survenue à la maison avec une amie de ma fille .Je vous raconte :

« Un jour que je récupérais mes enfants à l’école à 16h30 ,ma grande me demande si ca copine peut venir faire ces devoirs à la maison .Moi je lui réponds « oui ,pas de soucis ». Donc les filles s’installe tranquillement dans la cuisine .

Déja là j’avais laisser mon chaudron .Pourquoi me direz-vous ? j’avais envie qu’il soit là c’est tout .Et comme le fait que la venue de l’amie de ma fille n’était pas prévue je ne m’imaginais pas me précipiter pour vite vite le cacher . Donc je le laisse .

Les filles occupées à leurs devoirs moi je m’apprêtais à faire un macérat de lavande .Rien de sorcier la-dedans . Mais la petite à été intriguée .Je lui ai donc expliquer ce que je faisais .Et d’un seul coup ,ma fille lâche » tu sais ma maman c’est une sorcière ».La petite « ah bon? » Moi j’ai été étonner sur le coup qu’elle dise ca ,mais je n’ai rien montrer.

Je n’ai dis ni oui ,ni non j’ai juste souri .Mais quand ma fille à dit ca ,elle l’a dit tellement naturellement et avec tellement de fierté que j’ai été un peu prise au dépourvu et je n’ai pas trop su que répondre à son amie .Surtout qu’après elle l’a amener vers ma bibliothèque pour lui montrer mes livres ,tarots …

Il y a quelques jours ,ma fille avait passer son après-midi dehors ,en fin d’après-midi elle rentre et je la vois les larmes aux yeux .Je lui demande ce qu’il se passe .Et là elle fond en larme en m’expliquant que son amie ,avec qui elle a eu une dispute, va raconter ,je la cite « je vais dire à tous le monde que ta mère c’est une sorcière!! » Sur le coup j’ai été super embêter ,pas pour moi mais pour ma fille .Je ne voudrais pas que ces amis là rejette ou que leurs parents interdisent à leurs enfants de jouer avec elle .

Bon l’histoire s’est tasser mais bon j’ai été très peiné par tout ca . Donc cacher ,oui non? Après réflexion et bien NON !! Je suis ce que je suis . Je suis vraiment pas du genre à dire à tout va , »je suis une sorcière ,je suis une sorcière!! » bien au contraire mais si on me pose une question pourquoi ne pas tout simplement répondre avec honnêteté ,même si bien sur tout dépends du contexte et de la personne que l’on a en face de soit .

Ensuite ,en cherchant sur le net ,je n’ai pas trouver de définition très probante du mot Sorcière .Jusqu’à ce que je tombe sur ce texte que je trouve parfait .Merci de m’avoir autoriser à le poster ici .


Sorcières ?
par Elliot Rose version française Tof
De nos jours peu de personnes sont des sorcières ou alors si elles le sont, elles ne sont souvent pas prêtes à l’admettre. C’est bien dommage, non seulement parce qu’il y a bien des occasions où de nos jours une sorcière serait utile, mais aussi parce que cela signifie que pour la plupart d’entre nous il est impossible de trouver quoi que ce soit sur la sorcellerie par le biais de témoignages certains et directs. A vrai dire, lorsqu’il n’y a pas, pour des raisons pratiques, de sorcières et que tout ce qui et écrit sur elles est si vague, contradictoire ou hypothétique, nous n’avons même pas un clou pour y accrocher le mot « sorcière ». A défaut d’un tel clou, le mot est libre d’errer, et il erre, dans toutes les directions, à un point tel – et je parle par expérience – que dans une bibliographie lorsque deux livres sont placés l’un après l’autre, on n’est jamais certain qu’ils parlent vraiment du même sujet.

La même chose s’applique au mot « magie » et on ne pourra nier qu’il faudra définir ce que l’on entend par ces deux mots avant de traiter de la sorcellerie…

Ce que l’on peut prouver au sujet des sorcières, ou de toute autre chose, dépend de comment les termes sont définis. Lorsque l’utilisation commune d’un mot est imprécise, il est possible de prouver tout ce qu’on veut en se contentant de donner au mot une définition rapide et rigide. Mon propos ici n’est pas de prouver quoi que ce soit, mais de m’intéresser avec un esprit ouvert à la signification du mot sorcière (si le mot à bien une signification).

Le mot « sorcière » a été utilisé autrefois lorsque pratiquement tout le monde croyait en la sorcellerie ainsi qu’à une époque où pratiquement personne ne croyait en la sorcellerie. Le mot a été utilisé par des personnes plus ou moins éduquées et plus ou moins intelligentes. Les personnes les plus instruites furent souvent celles qui avaient le moins de connaissances en matière de sorcellerie. On a utilisé ce mot avec gravité ainsi que pour se moquer et notre compréhension du mot découle de tout cela.

Pour les érudits les errements de ce mot ne se sont pas arrêtés ici. Les anthropologues l’ont exporté aux quatre coins du monde, les archéologues ont envoyé ce mot dans le passé le plus lointain. Le mot n’est pas ma propriété ni mon invention et je peux difficilement m’aventurer à le définir mais s’il n’est pas défini il évoque les voyages aériens et infernaux sur des balais de la sous-littérature, le caquètement des vieilles sorcières et les gibets.

Pour résoudre ce dilemme je propose de ne traiter qu’une fraction du sujet. Tout d’abord je me confinerai au « complexe culturel » d’Europe Occidentale, c’est une convenance, le mot « sorcière » a de nombreuses significations, mais les mots witch, hexe ou strega peuvent tous traduire « sorcière ». L’unité culturelle de l’Europe Occidentale est assez forte pour assurer que même si la sorcellerie a évolué énormément dans cet espace, dans le temps et géographiquement, les mêmes personnes auraient été considérées comme sorcières et la plupart des traditions à leur sujet qu’elles soient populaires ou littéraires qu’on retrouve dans toute l’Europe Occidentale furent répétées, mélangées et répandues.

Lorsque nous lisons des textes parlant de sorcellerie dans d’autres cultures nous ne pouvons être sûrs de rien. Les Bantu et les Babyloniens n’utilisaient pas notre mot « sorcière », les chercheurs modernes ont affirmé qu’ils l’auraient fait s’ils avaient parlé français. C’est une affirmation assez logique et l’idée derrière la magie primitive montre des similitudes remarquables dans le monde entier, mais il s’agit là d’une généralisation qui ne peut se vérifier dans le détail.
(…)

Dans les communautés empreintes de superstitions des gens tout à fait ordinaires, et pas uniquement des sorcières, emploient les formes les plus simples de magie et il ne s’agit que de « sorcellerie » faute de meilleur mot. Avec cette magie et avec les fées également il y a un lien mental commun via la « superstition » mais nous ne pouvons nous permettre de tracer aussi largement nos catégories. Si les sorcières n’étaient que de simples personnes qui connaissaient des charmes et des présages que tout le monde connaissait, alors tout le monde était plus ou moins sorcière. S’il s’agissait de personnes en contact avec les elfes et les lutins, alors personne n’était sorcière. Dans les deux cas il y a problème.
Je m’intéresse aux sorcières qui peuvent avoir existé et dont de non-sorcières pensent des choses qui peuvent être vraies mais qui ne sont pas clairement exactes. Dans ces limites et dans les frontières de l’Occident Européen, le problème principal saute aux yeux. Qu’est-ce qui se cache derrière la grande peur inspirée par les sorcières lors de la Renaissance et de la Réforme.
Bien sur, on ne peut répondre qu’à une moitié de la question à la fois. Nous devons nous demander si les victimes de cette chasse aux sorcières ont réellement employé une magie malveillante. D’un autre côté il est certain que dans toutes les sociétés ignorantes à toutes les époques et parmi elles celle des villages d’Europe au Moyen Age, ainsi que plus tard, certains se sont servi de la crédulité de leurs voisins et probablement aussi la leur en prétendant détenir un savoir et un pouvoir surnaturel.

Hommes et femmes, mais surtout des femmes semble-t-il, ont fait un commerce lucratif de sortilèges et de charmes ou menaçaient de s’en servir pour satisfaire leur malveillance. Un expert en folklore qui rencontrerait une telle personne et gagnerait sa confiance pourrait en apprendre beaucoup sur la manière de penser de cette communauté particulière, mais l’existence de la sorcière, dans cette acception, est historiquement sujette à controverse. On a bien pensé qu’elle a toujours existé et cela peut suffire à la situer dans le temps. Ses pratiques peuvent avoir varié d’une époque à l’autre – elles ont certainement largement varié d’un lieu à l’autre mais ces variations se firent sans réflexion ni pensée. La sorcière elle-même n’a pas énormément changé. De ce point de vue la sorcellerie ne montre pas d’évolution, ce n’est pas une institution qui a progressé dans la culture où elle se trouvait m ais un fait permanent qui se manifeste de façons variables. Le changement est naturel, seul le changement qui peut être perçu comme un développement est un matériau pour l’Histoire.